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Date

17 juillet 2018

50% d’électricité d’origine renouvelable en France d’ici à 2030 ?

D’ici à 2030, est-il possible que le mix énergétique français inclue 50% d’électricité d’origine renouvelable ?

C’est en tout cas ce que prétend un rapport conjoint du bureau d'étude Artelys et du think-tank européen E3G. Intitulé «Plus propre, plus intelligent, moins cher», l’étude montre que la France doit « saisir les opportunités dans un système électrique européen en transition » : en effet le développement des énergies renouvelables permettraient à la fois la sortie du charbon, mais aussi la réduction de la dépendance au nucléaire. Quels scénarios sont envisagés ? Sont-ils réalistes ? Décryptage.  

Electricité d'origine renouvelable : que dit le rapport ? 

Qui sont les auteurs ?

Le rapport est associé à des noms sérieux : le bureau d’étude Artelys, parmi les fondateurs duquel comptent des anciens d’EDF, est spécialisé en modélisation des systèmes énergétiques. Le think-tank E3G, quant à lui, est un organisme européen dont le but est d’accélérer la transition vers une économie basse en carbone. 

Pourquoi augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix électrique ?

Les auteurs du rapport montrent, à l’appui de projection modélisant les investissements et les besoins nécessaires, qu’un développement accéléré des énergies renouvelables est possible sans augmenter la demande en gaz actuelle. Un tel développement permettrait une sortie complète du charbon et diminuerait fortement la dépendance de la France au nucléaire à hauteur de 40 GW, le tout sans augmentation des émissions de CO2. L’étude montre qu’actuellement, les projections surestiment le coût de l’électricité renouvelable, et minimisent ainsi le potentiel d’augmentation des énergies renouvelables en France. 

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Quels scénarios sont envisagés ?

Actuellement, l’Union Européenne recommande à ses membres d’augmenter la part d’énergie renouvelables dans le mix électrique à hauteur de 27% d’ici à 2030. Or la France a un intérêt écologique, dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, à aller au-delà de cet objectif. Mais ce développement est aussi pertinent d’un point de vue économique, du fait du coût croissant des structures vieillissantes (charbon ou nucléaire) qui pourraient être remplacées par des technologies plus avantageuses.

En plus du potentiel hydroélectrique actuellement exploité, la construction de 40 GW de centrales éoliennes et de 35 GW de centrales photovoltaïques permettront d’atteindre le niveau de 50%, comprenant 37% de solaire et d’éolien.


Quels axes de travail pour la France ?

Des décisions politiques peuvent permettre d’atteindre assez facilement l’objectif de 50% d’électricité renouvelable en 2050.  En plus du développement du solaire et de l’éolien, et parmi les principales pistes évoquées dans le rapport, les auteurs pointent du doigt la nécessité de développer les batteries des voitures électriques, qui possèdent un très haut niveau d’efficacité énergétique. La généralisation de certains procédés industriels, au premier rang desquels les chaudières basse consommation est aussi recommandée. Enfin, les pompes à chaleur (PAC) sont des systèmes particulièrement intéressants dans le cadre de la transition vers 50% d’énergie renouvelables dans le mix électrique. 

Les données présentées par l’étude Artelys/E3G sont donc convaincantes : un mix énergétique comprenant 50% d’électricité d’origine renouvelable est réalisable en France d’ici à 2030.  Un tel développement demandera cependant des décisions politiques fortes pour rendre cette transition possible. 

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