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Date

07 juin 2018

Énergies renouvelables : vers une hausse de leur compétitivité face aux énergies fossiles ?

Un récent rapport de la Cour des Comptes note la progression importante de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique français.

La part des énergies renouvelables en progression significative


Sur la période 2005-2016, la part de l’ensemble des énergies renouvelables est passée de 9,2% à 15,7 % du mix énergétique français. Cette progression semble très encourageante, surtout lorsqu’on prend en compte la tendance baissière sur le prix des énergies fossiles, qui constitue un obstacle au déploiement des renouvelables. Malgré les progrès, le rapport pointe l’insuffisance de cette trajectoire au regard des objectifs que se sont donnés les gouvernements successifs. L’objectif de 32 % du mix renouvelable d’ici 2030 semble en effet hors de portée.


« Un décalage persistant au regard des objectifs affichés »


L’une des causes de ce décalage est l’inefficacité des subventions accordées aux renouvelables pour soutenir leur compétitivité. Le rapport pointe notamment les obligations de rachat à tarif fixe. En effet, malgré la fin de ce système depuis 2011, les contrats de rachat pèsent encore lourd sur le budget. Les professionnels des filières renouvelables pondèrent cette critique en répondant que ce soutien massif a permis d’amorcer la baisses des coûts de production des énergies renouvelables.

Favoriser le développement des renouvelables thermiques


Autre problème : Près de 90 % des subventions concernent l’électricité, alors que les renouvelables thermiques, telles que la géothermie ou le solaire thermique, représentent 60 % de la production d’énergie renouvelable française. Afin de favoriser le soutien aux renouvelables thermiques, le rapport préconise une évolution du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) et l’accroissement du fonds chaleur.


Une évolution du modèle de soutien pour augmenter la compétitivité des renouvelables


Malgré les critiques, la Cour note que des ajustements positifs ont eu lieu. Ainsi, les appels d’offre permettent de mettre en concurrence les différents projets et de tendre vers le prix du marché. En revanche, les prix peuvent évoluer entre le passage de l’appel et la réalisation effective du projet. C’est notamment le cas des procédures pour l’éolien offshore de 2011 et 2013, dont les résultats sont déjà en décalage avec le marché actuel. C’est pourquoi une simplification administrative rapide est préconisée.


Mobiliser plus d’acteurs pour déployer les renouvelables


Pour faire évoluer la gouvernance et tendre vers l’élaboration de stratégies plus claires, la Cour prévoit aussi d’associer de nouveaux acteurs au développement des renouvelables. En effet, celui-ci est à l’heure actuelle entièrement dévolu à la DGEC (direction générale à l’énergie et au climat). Les magistrats de la rue Cambon appellent notamment à inclure :

  • Le Parlement, marginalisé à l’heure à actuelle
  • Des directions d’autres ministères en fonction des projets : industrie, recherche, agriculture
  • Des acteurs privés, notamment au sein d’un nouveau comité, et ce afin de consolider une filière industrielle encore timide.

 

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